Comment reconnaître le syndrôme de Kiss ?

Votre bébé est courbé en « C », il pleure de façon incessante, présente des maux inexpliqués dont des troubles digestifs, attention, votre bébé souffre peut-être du syndrome de Kiss. Bien que touchant environ 6 % des nouveau-nés en France, cette pathologie encore méconnue par la médecine bénéficie pourtant ces dernières années d’un regain d’intérêt de la part des parents et des praticiens de santé. C’est ainsi que des solutions ont émergé grâce à l’ostéopathie, bien que la mauvaise connaissance de son diagnostic rende sa prise en charge aléatoire.

Qu’est-ce que le syndrome de Kiss ?

Evoqué pour la première fois en 1984 par Heiner Biedermann, un médecin, chirurgien orthopédique et chiropracteur allemand, « le syndrome de Kiss est causé par une perturbation de la symétrie, induite par les articulations de la jonction cranio-cervicale. Cela se traduit par une perte de mobilité de l’articulation entre la première vertèbre cervicale et la base du crâne », selon des experts du centre de consultation Kiss de Paris.

La pathologie se manifeste par un dysfonctionnement de l’articulation cranio-cervicale qui se caractérise par des pleurs incessants, une difficulté à se déplacer ou des vomissements. Les enfants touchés par le syndrome de Kiss perdent généralement la mobilité de l’articulation entre la base du crâne et le rachis cervical supérieur (les deux premières vertèbres cervicales).

Notons que chez les jeunes enfants le positionnement de la tête et l'équilibre du corps dans l'espace est conditionné parle le bon développement du rachis cervical supérieur. C’est pourquoi diagnostiquer le syndrome de Kiss et y apporter une thérapie est prioritaire pour la bonne croissance de votre enfant.

Comment reconnaître le syndrome de Kiss ?

Dans la mesure où le blocage des articulations de la jonction cranio-cervicale va causer des troubles liés au système digestif, l’humeur, la posture et le comportement, les praticiens du centre de consultation Kiss de Paris ont évoqué plusieurs symptômes inerrantes à la maladie de Kiss :

  • Une inclinaison en forme de « C » ou de « virgule » du corps ;
  • Une faible motricité d’un côté du corps ;
  • Un cou incliné plus ou moins mobile dû à une tête en extension et des rotations et inclinaisons contre-latérales ;
  • Une hyper sensibilité du rachis cervical et de la nuque ;
  • Une asymétrie de la tonicité des muscles et du bassin pouvant entrainer un blocage des articulations sacro-iliaques ;
  • Le refus de la position de couchée ventrale ;
  • Des difficultés à téter et des troubles nerveux et dont des vomissements fréquents, des colites, des pleurs incessants, des tensions, etc.
  • Des épaules toujours élevées ainsi que la difficulté à soutenir sa tête qui a tendance à partir l'arrière.

Notons que le syndrome de Kiss se développe in-utéro, c’est-à-dire, au moment de la grossesse. Ainsi, au cours de la gestation, le bébé va bloquer sa tête et continuer son développement en rotation ; ce qui donnera lieu plus tard à un accouchement difficile pouvant entraîner une césarienne. Le blocage de la jonction cranio-cervicale du bébé peut être lié au stress pendant la grossesse, à une mauvaise posture du fœtus dans l’utérus, un bassin étroit de la maman, un accouchement difficile avec recours aux forceps, etc.

Conclusion

Lorsque vous soupçonnez que votre enfant manifeste les symptômes du syndrome de Kiss, il est impératif de consulter et de le faire traiter le plus tôt possible afin d’éviter l’accumulation des adaptations secondaires. Le traitement relèvera ensuite de l’ostéopathie si le diagnostic est positif. Le praticien devra alors commencer par apprendre à bien connaître l'enfant afin de mieux évaluer ses troubles. Les manipulations qui s’en suivront auront alors pour but libérer les tensions liées à la jonction cranio-cervicale de l’enfant. Notons que dans certains cas, le médecin peut prescrire une radiographie du rachis cervical et du bassin afin de mieux évaluer l’étendue de la pathologie.

1 réflexion sur “Comment reconnaître le syndrôme de Kiss ?”

  1. Bonjour,
    Je serais ravi d’en discuter davantage avec vous, j’ai une proposition à vous faire.

    Merci d’avance pour votre retour

    Bien cordialement,

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