Papillomavirus : se soigner avec le champignon shiitaké

L’implication du papillomavirus, ou HPV, dans le développement de la majorité des cancers du col de l’utérus est désormais bien connue. C’est pourquoi, un vaccin a été conçu pour prévenir la contamination et donc éradiquer une grande partie de ces cancers. Cependant, le vaccin fait débat car il ne serait pas aussi efficace qu’on pourrait le penser. D’autres solutions sont donc étudiées. Parmi elles, il y a le shiitake, un champignon qui pourrait faire mieux que le vaccin contre le papillomavirus avec moins de risques pour la santé. C’est en tout cas ce que rapporte une étude étonnante.

Un point sur le papillomavirus (HPV)

Il existe de nombreux paramètres qui peuvent favoriser le développement d’un cancer. Une mauvaise hygiène de vie, par exemple, ou l’exposition à des substances toxiques. Mais, il existe également des virus qui sont capables de provoquer un cancer. C’est le cas du papillomavirus.

Celui-ci peut rester en dormance dans l’organisme tout en provoquant des inflammations localisées qui peuvent aboutir à un cancer. Dans le cas du papillomavirus, sexuellement transmissible, il s’agit du cancer du col de l’utérus, mais aussi du cancer de la gorge ainsi que des cancers qui concernent tous les tissus qui peuvent être en contact avec les parties génitales pendant un rapport sexuel.

Ce papillomavirus, aussi appelé HPV pour « PapillomaVirus Humain », existe en réalité en plusieurs types de la même famille. Tous les types ne présentent pas le même risque. Ainsi, le type HPV 6 et HPV 11 sont des types de papillomavirus très courants qui provoquent surtout des verrues génitales mais qui n’évoluent pas vers un cancer.

Par contre, les types comme le HPV 16 et le HPV 18 sont beaucoup plus dangereux et peuvent causer le cancer. Ces deux là sont considérés comme les plus virulents mais les HPV 31, HPV 33, HPV 35, HPV 39, HPV 45, HPV 51, HPV 52, HPV 56, HPV 58 et HPV 59 sont également impliqués dans le développement de cancers.

➞ En savoir plus sur les bienfaits du shiitaké sur la santé

Les failles du vaccin

C’est donc tout naturellement que les laboratoires pharmaceutiques se sont penchés sur la création d’un vaccin pour prévenir l’apparition du virus et donc celui des cancers concernés.
Mais, il existe plusieurs failles dans l’utilisation de ce vaccin. Tout d’abord, comme tout vaccin, il n’agit qu’en prévention et est donc réservé à des personnes qui n’ont pas été exposées au papillomavirus. En général, on parle des jeunes de 14 ans et des personnes de 14 à 24 n’ayant pas eu de rapports sexuels. Les cibles du vaccin sont surtout les femmes, afin de combattre le cancer du col de l’utérus. Au-delà de 24 ans, l’usage du frottis de dépistage est privilégié et permet de surveiller la contamination au HPV et l’éventuel développement d’un cancer.

De plus, le vaccin n’est conçu que pour lutter contre 4 types de HPV tenus responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus. Or, d’autres types sont également impliqués dans le développement de cancer. Contre ceux-là, le vaccin ne sert donc à rien.

Enfin, le vaccin n’a été étudié que sur une durée de 5 ans. Personne ne sait s’il est encore efficace après 10 ans ou 20 ans et si une nouvelle vaccination est nécessaire. Ce recul de 5 ans seulement pose également le problème des conséquences à long terme du vaccin. Impossible de savoir si l’injection peut avoir des effets néfastes sur plus de 5 ans.

Les résultats de l’étude sur le shiitake

Face à l’efficacité débattue du vaccin et son désintérêt total pour les personnes déjà infectées, d’autres solutions sont étudiées. C’est le cas du shiitake, un champignon aussi appelé « lentin de chêne », qui est surtout consommé en Extrême-Orient.

Une étude récente, menée par Judith Smith, a testé l’effet du shiitake sur 10 femmes infectées par un type de papillomavirus potentiellement responsable de cancers. Pour cela, ces femmes ont reçu 3 g d’extrait de shiitake chaque jour. Ces extraits étaient riches en AHCC, une substance active du champignon capable de stimuler la partie du système immunitaire chargée de s’attaquer aux virus.

Après 8 semaines, l’équipe de recherche n’a pas noté de changement. Plutôt que de baisser les bras, ils ont préféré poursuivre l’expérience, tablant sur un effet plus progressif du AHCC. Et, au bout de 3 mois, ils se sont aperçus que la moitié des candidates étaient guéries. Après 6 mois, c’est toutes les candidates qui étaient débarrassées du papillomavirus.

Evidemment, ce n’est qu’une étude préliminaire mais elle prolonge les études sur les souris, qui avaient déjà donné des résultats probants. Ne reste plus qu’à attendre des études contre placebo qui ne devraient pas tarder. Selon les résultats, le shiitake pourrait bien détrôner le vaccin contre le papillomavirus.

Comment utiliser le shiitake contre le papillomavirus ? (dosage)

Il y a deux manières d’utiliser le shiitake pour lutter contre l’infection du papillomavirus. La première, c’est d’acheter un complément alimentaire de AHCC et d’en consommer 3 g par jour. Les études ont testé des doses allant jusqu’à 9 g sans problème. Les seuls effets secondaires observés ont été des maux de tête et quelques troubles digestifs.

Cependant, les compléments de AHCC sont onéreux. Il est alors possible d’utiliser le champignon entier, moins cher. Sous cette forme, il possède l’intérêt de contenir d’autres substances actives qui pourraient jouer un rôle pour lutter contre le papillomavirus. Certains experts estiment d’ailleurs que certains champignons entiers ont un intérêt dans l’accompagnement du traitement des cancers.

Attention, si vous choisissez la forme entière du shiitake, il est important de faire cuire le champignon car il peut être toxique cru. Il est également possible de l’utiliser en tisane en le faisant tremper dans de l’eau bouillante.
Concernant la dose, 6 grammes de champignon apportent 3 grammes de AHCC.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page