La Grande Motte, l' âme des pionniers

Par Stéphane Parys | publié le 26/02/2015 à 00h00

C’est un peu comme si de bonnes fées s’étaient penchées sur son berceau ...

Mais son âme, ce sont les
pionniers qui la lui ont
insufflée...

Dire que la Grande Motte a 40 ans, c’est se limiter à son état civil.
Ce formidable projet, aujourd’hui devenu ville emblématique, est né à la fin des années 60, d’un vaste programme d’état et de l’imagination de Jean Balladur, architecte urbaniste hors du commun. Ce travail pharaonique d’une vingtaine d’années, pensé dans les moindres détails, reconnu et plébiscité ne pourrait connaître cet écho international sans ces hommes et ces femmes qui, dès la première heure y ont cru. Ils y ont consacré leur énergie, comme pour une mission confiée ou un défi à relever. Par leur persévérance, leur entraide, leur force, ils ont créé cette richesse immatérielle qui est l’un des pilliers fondateurs de cette cité...SON AME

Tout a été dit ou presque sur la Grande-Motte,
sur son patrimoine architectural, son environnement, ses équipements, son offre touristique, sa qualité de vie.
Mais au coeur de toutes les réussites, il y a l’humain.
Ceci est d’autant plus vrai pour la naissance d’une station balnéaire réalisée dans e cadre de la «Mission Racine» (mission interministérielle d’aménagement touristique du littoral languedocien). Soit pendant 20 ans l’une des plus grandes opérations d’aménagement touristique conduite dans le monde directement par un état.
Au-delà d’un urbanisme à taille humaine, et au caractère précurseur en matière de développement durable, c’est l’homme qui lui donnera la vie.
La Grande-Motte a provoqué cette chance d’attirer des hommes et des femmes qui, dès sa création, se sont sentis capables de relever le défi de croire en elle et de lui donner cette énergie de création, d’ambition, de projection, avec vigueur et enthousiasme.
Par cet esprit de conquête et d’engagement, on leur a attribué le nom de ...PIONNIERS

Pour croire en cette ville, comme surgie de nulle part, aux chantiers colossaux et aux nombreux détracteurs, il fallait être visionnaire pour s’y investir dès la première heure.

Pour ces «Pionniers», utopistes bâtisseurs, commerçants, chefs d’entreprises, actifs, fonctionnaires territoriaux, retraités, acteurs de la vie civile... il a semblé nécessaire, voire vital, de créer des lieux et des structures de rencontres, d’échanges, d’associations et d’entraide, indispensables à la vie en communauté et qui donnera , au fil du temps un lien indéfectible avec cette ville et son éternelle esprit optimiste.

Une population de plus en plus importante choisie d’élire la Grande-Motte comme résidence principale apportant ainsi la vie aux différents quartiers.
En 1969, le terrain était vendu aux environs de 50 francs du mètre carré (environ 7,5 euros) dans une Grande-Motte à l’époque , sans trottoirs, sans éclairages ...

Les structures d’hébergement et de loisirs se mettent en place, les touristes qui jusqu’alors filaient vers l’espagne ou l’italie, trouvent ici une station accueillante et diversifiée où ils trouvent leurs habitudes. Les locaux en grande partie Montpelliérains en font peu à peu un rendez-vous incontournable, l’histoire était en marche. En 1974 Celle qui était attachée à Mauguio, devenait indépendante. Se dotant de toutes les infrastructures administratives nécessaires elle est aujourd’hui une ville reconnue comme des plus attractives et sa qualité de vie souvent enviée.

En 2010 , elle est labellisée
«Ville Patrimoine du 20e siècle»...quel parcours !

Merci à Monsieur Gaby Atlan
qui fut l’un des «Pionnier»
de la Grande Motte
et aujourd’hui témoin incontournable.


STÉPHANE PARYS

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